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Constituency Building
for Competition Reforms in West Africa
7Up4 Project
Final Conference
August 06-07, 2010, Dakar, Senegal
In Media
PRATIQUES
ANTICONCURRENTIELLES: une étude du Cres engage la
responsabilité de l’Etat du Sénégal
Info Eco Finance, Senegal, August 08, 2010
Pour réglementer
la concurrence en Afrique de l’Ouest
African Global News, Senegal, August 7, 2010
CONCURRENCE : la
tutelle relève la situation léthargique de la structure
nationale
Info Eco Finance, Senegal, August 06, 2010
Atelier final du
projet de recherche sur la concurrence au Sénégal (6-7 août)
Agence de Presse Sénégalaise, Senegal, August 03, 2010
PRATIQUES
ANTICONCURRENTIELLES: une étude du Cres engage la
responsabilité de l’Etat du Sénégal
Info Eco Finance, Senegal, August 08, 2010
Par Massamba Ndakhté GAYE
Une étude réalisée par le
Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres) en
partenariat avec Cuts, une organisation indienne, a pointé
du doigt à l’Etat du Sénégal qu’elle reproche d’être à
l’origine des nombreuses contraintes qui pèsent sur la
concurrence au Sénégal pour avoir manqué d’asseoir une
politique efficace dans ce sens.
« Malgré la prolifération des
textes nationaux et communautaires, de nombreuses
difficultés pèsent sur la concurrence au Sénégal et l’Etat
est le principal auteur des difficultés ou contraintes pour
l’inefficacité de sa politique dans ce domaine », a souligné
le rapport qui a fait l’objet d’une présentation samedi lors
d’une rencontre d’échanges consacrée à cette question.
Le présentateur de l’étude situe
la manifestation de ces difficultés à plusieurs niveaux.
Alioune Niang, jeune doctorant de l’Université Gaston Berger
(Ugb) de Saint-Louis, a cité, à titre illustratif,
l’existence de textes et de règlements mal conçus, inadaptés,
ignorant complètement le secteur informel qui domine
l’économie nationale. « Il existe un flou concernant
l’intérêt véritablement à protéger le consommateur, le
marché, l’entreprise », a-t-il affirmé.
Le jeune universitaire a
également signalé l’absence de surveillance des pratiques
des entreprises, l’opacité et la non transparences des
appels d’offre, avec comme soubassement la corruption.
Il a aussi cité la politique
d’investissement qui, selon lui, crée une discrimination
entre les concurrents, avec comme cas concrets Sudatel et
les boutiques Easy.
La méconnaissance des textes et
des voies de recours par l’essentiel des opérateurs
économiques, des commerçants et des consommateurs qui est
liée au niveau d’instruction faible constitue aussi une
contrainte à l‘instauration de la concurrence.
L’étude a, en outre, relevé les
pratiques anticoncurrentielles les plus fréquentes établies
sur la base des déclarations des interviewés. Et c’est
l’entente sur les pris qui figure au premier rang avec un
taux de prévalence de 27%. Elle est suivie par la fixation
du prix de revente qui a un taux de 22%, de discrimination
de prix (12%). Le partage de marché (11%), le refus de vente
(10%), les contrats d’exclusivité (7%) figurent aussi en
bonne position. Le trucage des offres (5%), les barrières à
l’entrée (4%) et les ventes liées (3%) ferment la marche.
Pour faire face toutes ces
contraintes, l’étude préconise, entre autres propositions,
la création d’une réglementation adaptée, comprise et
acceptée par tous les acteurs nationaux, notamment avec
l’adoption d’un Code de la consommation.
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Pour
réglementer la concurrence en Afrique de l’Ouest
African Global News, Senegal, August 7, 2010
Vers des régimes efficients de
la concurrence par le renforcement des capacités dans les
pays de l’Afrique de l’Ouest », tel est l’intitulé de
l’atelier de recherche sur la concurrence au Sénégal,
dépouillé hier à Dakar. Une rencontre qui a été présidée par
le Ministre du commerce, Amadou Niang.
Pour une meilleure gestion de la
concurrence en Afrique de l’Ouest, des recherches ont été
menées dans 7 pays dont le Sénégal dans le domaine des
télécommunications, des banques, des établissements
financiers entre autres. La gestion de la concurrence est
une approche qui a vu le jour aux Etats-Unis au lendemain de
la deuxième guère mondiale. Elle a été mise en place pour
que les sociétés multinationales tiennent davantage compte
des intérêts des consommateurs et usagers dans leur contrôle
presque absolu du marché.
Les recherches qui ont duré des
mois concernaient 7 pays dont quatre francophones et trois
anglophones. Cette rencontre a réuni des experts, des
membres de commissions venus d’Afrique, d’Europe et des
Etats-Unis ainsi qu’un représentant de l’Uemoa.
« Notre pays, le Sénégal, s’est
résolument engagé, depuis 1994, dans le processus
d’ouverture de son marché et de libéralisation des activités
économiques », a déclaré le Ministre du Commerce. Une
ouverture qui a permis, selon M. Niang, des gains de
productivité, de compétitivité et surtout son développement
économique.
Du coté des chercheurs, MBissane
Ngom de l’Université Gaston Berger a précisé que «
concurrence signifie plusieurs vendeurs et plusieurs
acheteurs. Il est convaincu que cette concurrence va
permettre de lutter contre la pauvreté et d’approvisionner
le marché en produits de qualité. Il est d’avis que de
revoir le système actuel de concurrence exercé sur le marché.
« Si l’on prend le secteur du
transport, des trajets sont souvent sectionnées sans raisons
valables. Dans les télécommunications aussi, les opérateurs
proposent deux ou trois fois par semaine, des promotions. Le
rôle du régulateur, selon M.Ngom, est alors est de voir s’il
y a la possibilité de faire que des prix pratiqués en
promotion ne restent définitifs. Réglementer la concurrence
est aussi le rôle des espaces communautaires qui ont un rôle
fondamental à jouer.
« Seule la commission de l’Uemoa
est habilitée à infliger des sanctions aux opérateurs qui ne
respecteraient pas les règles en vigueur dans l’espace
communautaire.
La concurrence a permis aux
grands Etats de se développer, c’est la raison pour laquelle,
les Africains veulent adopter une telle démarche, précise
M.Ngom.
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CONCURRENCE :
la tutelle relève la situation léthargique de la structure
nationale
Info Eco Finance, Senegal, August 06, 2010
Le ministre sénégalais du
Commerce a fait état vendredi, à Dakar, de la situation
léthargique à laquelle la Commission nationale de la
concurrence du Sénégal (Cnc) s’est plongée depuis de longues
années.
« Le Commission nationale de la
concurrence a déjà eu à rendre un certain nombre de
décisions, notamment en matière d’abus de positions
dominantes dans l’affaire Air France et à formuler plusieurs
avis… Cependant, il faut reconnaître que son activité s’est
considérablement réduite ces dernières années », a admis
Amadou Niang.
S’exprimant au cours d’un
atelier sur le « Projet de recherche sur la concurrence au
Sénégal » organisé par le Consortium pour la recherche
économique et sociale (Cres), ce dernier a invité les
experts venus des différents pays du monde à se pencher sur
la question pour tirer sa tête de l’eau.
« Il convient dès lors, de mener
une réflexion sur son statut afin d’en faire une institution
forte et indépendante, dotée d’une personnalité morale et
d’une autonomie financière », a-t-il indiqué.
Le ministre du commerce a
également plaidé en faveur du renforcement des prérogatives
de cette structure étatique afin qu’elle puisse mieux servir
de support à la Commission de l’Union économique et
monétaire ouest africaine (Uemoa). Et ce, conformément aux
dispositions communautaires sur la concurrence notamment la
directive relative la coopération entre la Commission et les
structures nationales de la concurrence des Etats membres
pour l’application des articles du traité de l’Union.
Amadou Niant a aussi estimé
qu’il est du devoir de l’ensemble des agences sectorielle de
régulation d’œuvrer dans ce sens afin de doter le Sénégal
d’un dispositif efficace de lutte contre les pratiques
anticoncurrentielles et celles restrictives de concurrence.
A cet égard, il a relevé avec
force l’insensibilité persistante de certains secteurs
d’activités à la concurrence. Il a notamment cité le cas du
commerce de détail où, selon lui, les pratiques
anticoncurrentielles ou de non concurrence sont toujours
notoires.
Le ministre a, par ailleurs,
noté la subsistance de nombreuses difficultés dans
l’implantation d’une véritable culture de la concurrence
dans certains marchés de biens et services au Sénégal,
notamment dans les secteurs où des concessions de services
publics ont été faites.
Une raison suffisante pour lui
de rappeler l’engagement de son département dans un
processus de réforme de la Cnc, structure créée depuis 1994,
afin de la doter des moyens nécessaires à la réalisation de
ses missions.
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Atelier final
du projet de recherche sur la concurrence au Sénégal (6-7
août)
Agence de Presse Sénégalaise, Senegal, August 3, 2010
Le Consortium pour la recherche
économique et sociale (CRES) et le Consumer unity and trust
society (CUTS international) organisent l’atelier final du
projet de recherche sur la concurrence au Sénégal, annonce
un communiqué transmis à l’APS.
‘’Vers des régimes efficients de
la concurrence par le renforcement des capacités dans des
pays sélectionnés d’Afrique de l’ouest (Projet 7UP4)’’, est
le thème de la rencontre qui s’ouvre vendredi à 8h30 à
l’hôtel Novotel et sera close vendredi.
Le projet visait d’une part à
combler la difficulté constatée à trouver des informations
concernant les régimes actuels de concurrence dans les pays
d’Afrique de l’ouest et d’autre part, à soutenir un
programme de promotion d’une culture de la concurrence dans
les pays ciblés.
Le CRES, à travers une équipe de
recherche, a pu identifier certains facteurs qui provoquent
et accentuent la pratique anti-concurrentielle sur le marché,
rapporte le communiqué
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